samedi 16 décembre 2017

König Ludwig II., eine Hinterglasmalerei von Christina DICHTL. Une peinture sous verre de Christina Dichtl.







FR Nous avons rencontré Christina Dichtl au marché de Noel de Mittenwald. Christina Dichtl est une artiste peintre notamment spécialisée dans la peinture sous verre. La peinture sur verre inversé (ou peinture sous verre) est une technique artistique difficile qui s'exécute directement sur une feuille de verre. Le verre supporte la peinture comme le ferait une toile. Soudée au verre, c'est à travers ce support que l'on contemple l'œuvre.

Christina Dichtl a réalisé ce portrait du Roi Louis II de Bavière à partir d'une photographie. Le travail, y compris les temps de séchage, a été effectué en trois mois.

Cette oeuvre unique de grande qualité est (aujourd'hui) proposée à la vente. 

A noter que Christina Dichtl travaille surtout à la commande (coordonnées ci-dessus). 

DE Wir trafen Christina Dichtl auf dem Mittenwalder Weihnachtsmarkt. Christina Dichtl ist eine Malerin, die sich auf Hinterglasmalerei spezialisiert hat. Hinterglasmalerei ist eine schwierige künstlerische Technik, bei der direkt auf einer Glasscheibe gemalt wird. Das Glas trägt das Gemälde ebenso wie eine Leinwand.

Christina Dichtl hat dieses Porträt von König Ludwig II von Bayern anhand eines Foto gemalt. Die Arbeit, einschließlich Trocknungszeiten, erstreckte sich über drei Monate. Diese einzigartige Arbeit von hoher Qualität wird (heute) zum Verkauf angeboten.

Es ist zu beachten, dass Christina Dichtl hauptsächlich mit der Bestellung  arbeitet.

Richard Wagner console Johann Strauss, une caricature



Caricature: Johann Strauss consolé par Richard Wagner suite à l'échec de son opérette Eine Nacht in Venedig à Berlin

Karikatur: J. Strauss wird von Richard Wagner wegen des Misserfolgs der Aufführung seiner Operette "Eine Nacht in Venedig" in Berlin, getröstet. Zeitungslithografie auf getöntem Grund. Sign. C.O.

Source: ÖNB Bildarchiv und Grafiksammlung 

vendredi 15 décembre 2017

Priscilla, reine du désert, au Theater-am-Gärtnerplatz de Munich

Armin Kahl (Tick), Erwin Windegger(Bernadette), Terry Alfaro (Adam)
© pour toutes les photos Marie-Laure Briane

Basée sur le  brillant film éponyme australien à succès  Priscilla -Reine du désert de Stephan Elliott de 1994, la comédie musicale créée en 2006 raconte l'histoire passionnante de trois amis, des artistes travestis, qui entreprennent  ensemble, en quête d'amour et d'amitié, le voyage de leur vie à travers  cet arrière-pays australien  qu'on désigne là-bas sous le nom d'outback. Ce voyage, qui se déroule au moyen d'un bus surnommé  "Priscilla" se termine comme dans un rêve:  à la fin les trois amis ont gagné plus que jamais ils n'ont osé rêver, et ce qu'ils ont gagné ne se chiffre pas en dollars australiens mais en humanité!

La comédie musicale juke-box fut créée à partir du film avec  des tubes du disco des années 70 et 80 tels que It's raining men ou Girls Just Wanna Have Fun. Dès sa création elle remporta un immense succès tant à Broadway que dans le  West End londonie. Elle est montée pour la première fois en langue allemande (allemand de Michael Alexander Rinz) par le Gärtnerplatztheater.

Rappel du Synopsis 

Tick est fatigué de jouer les drag queens dans les pubs et cabarets de Sydney, et accepte l'offre d'un casino d'Alice Springs, au cœur de l'Australie. Il convainc ses deux amis et collègues de venir avec lui : Bernadette Bassenger, une transsexuelle dont le petit ami vient de mourir, et Adam, alias Felicia Jollygoodfellow, un jeune gay extraverti et (très) irritant. Ils embarquent pour ce périple de plus de 2 000 km à bord d'un bus, acheté à des Suédois et rebaptisé « Priscilla, folle du désert ».

Confrontée en cours de route à l'attitude rurale beaucoup moins tolérante envers l'homosexualité que la mégalopole et réussissant à surmonter les nombreuses pannes, la troupe finit par atteindre Alice Springs, prête à jouer le show répété durant le voyage. C'est alors que Tick révèle à ses compagnons qu'il est en fait marié, et que le but de ce voyage est surtout de rendre un service à sa femme, propriétaire du casino qui les a engagés et qui lui a demandé de s'occuper pour quelque temps de leur enfant, un garçon d'une dizaine d'années.

La production du Theater-am-Gärtnerplatz

Avec Priscilla, le Theater-am-Gärtnerplatz présente un des spectacles les plus aboutis de son répertoire avec une plastique et une intelligence scéniques impeccables, une comédie musicale qui va bien au-delà de la simple revue de travestis gays et qui, par sa construction et sa progression, campe en profondeur la psychologie des protagonistes et révèle leur croissance et leur transformation. 

Le metteur en scène Gil Mehmert, dont on connaissait déjà l'excellence du travail  par sa mise en scène de Hair dans ce même théâtre, dessine avec une grande connaissance de l'âme humaine les contours des trois personnages principaux: Tick, un homme assis entre deux chaises, oscille entre l'homosexualité flamboyante du travesti et sa paternité qu'il croit devoir assumer de manière conventionnelle, et donc en ne dévoilant pas son vrai métier,  pour finalement découvrir que son fils l'accepte et l'apprécie tel qu'il est vraiment; Bernadette, une transsexuelle plus âgée et que la vie a rendue philosophe, qui au cours du périple rencontre encore une fois l'amour, et Adam (Felicia Jollygoodfellow de son nom de scène), une jeune drag queen acide, provocatrice et venimeuse, qui découvre comme tout un chacun son besoin d'amitié, d'authenticité et de chaleur humaine. Sous les paillettes et le glamour de la revue gay, au-delà des fabuleux rythmes de la musique disco, le spectacle véhicule un profond message d'acceptation de soi et de l'autre, et le périple australien si bien décrit se double d'une étude des moeurs rurales et d'un voyage intérieur, à la découverte du soi véritable, dont tous les protagonistes, -et par effet cathartique le public-, sortent grandis. Mehmert fait souvent usage de la caricature, mais cet humour reste bon enfant sans n'être jamais destructeur.

Qu'on se rassure, les paillettes et l'exubérance d'une grande revue sont au rendez-vous. Le film de 1994 s'était vu couronner de l'Oscar des meilleurs costumes. Les extraordinaires costumes d'Albert Mayerhofer, qui s'est pour Priscilla lâché encore plus qu'à l'ordinaire, valent à eux seuls le déplacement  et méritent au moins la même récompense pour l'énorme travail et pour leur extravagance qui ne semble plus connaître de limites. Gil Mehmert réalise un spectacle total avec un extrême souci des détails, des mises en place et des déplacements, avec des enchaînements d'une souplesse et d'une mécanique impeccables, le tout en parfaite collaboration avec la chorégraphe Melisse King et le décorateur Jens Killian

Terry Alfaro (Adam), Angelika Sedlmeier(Shirley),
Erwin Windegger (Bernadette),  Armin Kahl (Tick), Ensemble


Priscilla, le bus grandeur nature, est un personnage essentiel de l'action, et semble doté d'une âme dont le plateau tournant dévoile les diverses facettes, un bus décoré d'une énorme chaussure scintillante, façon pumps, à laquelle seront attachés de longs voiles flottant dans le vent du désert et formant comme une traîne. Le bus parcourt l'Australie souvent figurée par une immense carte projetée et animée sur le rideau transparent d'avant-scène, et ses étapes permettent de découvrir divers aspects d'une Australie profonde dans laquelle il ne fait pas toujours bon d'être gay ou travesti. Mehmert réussit à croquer les diverses mentalités locales avec un humour pointu combiné à  un sens aigu de l'analyse sociologique. Ainsi de la représentation du bar de Broken Hill, un trou perdu en milieu minier, et de son extraordinaire patronne, Shirley (extraodrinaire Angelika Sedlmeier) , une matrone autoritaire et  baraquée, qui n'a pas sa langue en poche . Le travail de l'adaptation musicale est lui aussi à souligner, avec des détournement strès réussis des textes des chansons adaptés aux situations vécues, comme par exemple cette chanson d'amour d'Elvis Presley recyclée en aveu d'amour paternel lorsque Tick se trouve enfin en présence de son fils.

La troupe de danseurs, de l'ensemble et des choeurs est magnifique tout au long de la représentation, qu'il s'agisse de représenter la pluie d'hommes du premier tableau (It's raining men, Alleluiah!) qui descendent des cintres en cirés, dont ils se débarrassent bien vite pour jouer des muscles à la manière Village people, de figurer une troupe de folles endeuillées à l'enterrement du jeune amant de Bernadette, ou d'exécuter  une danse des gâteaux et des cakes, de ces cakes aux sucreries colorées que l'on agrémente de petits parasols chinois. L'orchestre dirigé par Jeff Frohner nous entraîne dans les rythmes affolants du disco et semble n'avoir jamais joué que ce type de musique! Armin Kahl réussit un Tick émouvant et sensible, rendant extrêmement bien l'évolution et la transformation de ce personnage peu assuré,  Terry Alfaro campe bien les flamboyances et les fulgurances d'Adam, Erwin Windegger donne une interprétation magistrale de Bernadette, sans donne un des plus beaux rôles de sa riche carrière, avec un jeu d'acteur sensible qui n'a d'égal qu'une performance vocale aux accents authentiques et qui va droit au coeur. 

La troupe à Ayer Rock. Grand final


Aux applaudissements, toute la salle s'est levée comme un seul homme. Une standing ovation  interminable a salué ce tout grand spectacle qui marie l'art de la grande revue gay, dans lequel le public participe souvent en battant la cadence des musiques, qui provoque le rire et l'amusement et arrache des larmes.

Il faut courir voir ce spectacle si l'on y trouve encore une place. Il se joue pour encore pour 18 représentations jusqu'au début avril 2018. Dates et tickets: cliquer ici.

jeudi 14 décembre 2017

Metamorphosen: le Festival Richard Strauss 2018 essaime dans la région de Garmisch



Alexander Liebreich, le nouveau Directeur artistique du Festival Richard Strauss, vient de présenter le programme de l'édition 2018 du Festival Richard Strauss de Garmisch. Le festival, qui se déroulera du 22 juin au 1er juillet 2018 à Garmisch et aux alentours est placé sous le signe des Métamorphoses (Metamorphosen), cette oeuvre pour 23 instruments à cordes que Richard Strauss acheva le 12 avril 1945, sous le coup de l'émotion causée par la dévastation d'une partie de l'Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale. 

Métamorphoses, le titre du festival, est sans doute à interpréter de manière plus large. Peut-être peut-on y voir aussi les transformations que le nouveau directeur artistique veut apporter au festival,qui va faire peau neuve notamment par son essaimage vers de nouveaux lieux, parmi les plus beaux de la région. On le sait, depuis des années, les organisateurs du festival et la ville de Garmisch se plaignent des possibilités restreintes de la ville en matière d'organisation de spectacles. Le festival 2018 répond à cette problématique en essaimant la zone festivalière dans des lieux mythiques de la région: des concerts seront aussi organisés à l'Abbaye d'Ettal, au château d'Elmau et, à 1780 mètres, sur la montagne Wank qui domine Garmisch. Des métamorphoses qui ouvrent de nouvelles perspectives, également par le choix élargi des musiques qui seront mises en résonance avec la fabuleuse nature du pays de Werdenfels: on jouera du Prokofiev et du Janacek  à Ettal, et le programme met également en relation la musique de Richard Strauss avec la musique baroque.

En ouverture du festival, Liebreich a invité  l'Akademie für Alte Musik Berlin qu'il dirigera lui-même à Garmisch dans Les Métamorphoses, la dernière grande oeuvre de Strauss, et dans le Didon et Enée de Purcell, une manière de mener la réflexion sur les relations entre les deux oeuvres. C'est l'excellent Choeur de la Radio bavaroise qui chantera les choeurs, avec, en solistes,  Marie-Claude Chappuis (Didon), Matthias Winckhler (Enée), Robin Johanssen (Belinda) et Katharina Magiera dans le rôle de la sorcière.

Huit cornistes de l'Orchestre d'Etat de Bavière donneront le concert en montagne, sur la terrasse du Wank, avec des oeuvres qui relient la renaissance à Strauss. Deux soirées sont organisées au Château d'Elmau, un concert de piano avec Olli Mustonen et un récital de la mezzo-soprano Okka von der Damerau, une des meilleures chanteuses wagnériennes de notre époque. Deux concerts sont organisés en plein air dans la grande cour de l'abbaye d'Ettal dans lequel la musique de Strauss, interprétée par l'Orchestre philarmonique de Brno,  entrera en dialogue avec celle de Janacek pour le premier , puis de Prokofiev, pour le second. D'autres concerts, des concerts-promenades, des master classes et de nombreuses autres activités sont organisées dans le cadre de ce festival qui  s'annonce comme un grand cru!

Plus d'informations sur le site du Festival: http://richard-strauss-festival.de/

Attention: les places au château d'Elmau sont limitées. 
A noter que les réservations pour les concerts d'Ettal sont déjà ouvertes! 


mardi 12 décembre 2017

Lac de Starnberg: L'île aux roses photographiée par Joseph Albert

Source: Bnf/Gallica

Photographie publiée en 1887 par Joseph Albert dans son ouvrage 

Die Bayerischen Königsschlösser : Berg. Hohenschwangau. Linderhof . Neuschwanstein. Herrenchiemsee / Photographie und Verlag von Jos. Albert - 1887

lundi 11 décembre 2017

Jonas Kaufmann en concert à Munich: O Paradis!



O Paradis! Jonas Kaufmann qui vient de sortir un album dédié au répertoire français donne le même titre à son concert dont le programme est très similaire à celui de son cd. Le concert nous entraîne dans une visite-découverte exquise de  l'opéra français du 19ème siècle de Meyerbeer à Massenet, en passant par Berlioz, Thomas, le Don Carlos version française de Verdi, Offenbach, Gounod et Bizet.

La soirée a alterné des ouvertures et prologues célèbres avec des airs non moins célèbres, séduisant un public conquis d'avance qui retrouve des airs connus dans une qualité d'exécution sans pareille: Bertrand de Billy conduit l'Orchestre d'Etat de Bavière avec l'enjouement, la souplesse et la légèreté qui conviennent à nombre des morceaux choisis, favorisant les remarquables capacités d'unisson de l'orchestre sur lesquelles se détachent, admirables de précision, les solos des instrumentistes. La Barcarolle d'Offenbach, la Marche hongroise de la Damnation de Faust, le ballet valsé de Gounod, ou la Méditation de Thais,..., forment comme l'écrin sonore dans lequel brillent les douceurs nacrées et les éclats du ténor dramatique qui déploie une science des effets fascinante. 

Jonas Kaufmann aborde ce répertoire en optant  le plus souvent pour un chant stylisé qui privilégie le travail parfaitement maîtrisé des piani. La projection de la voix, la qualité de l'articulation et de la diction du français atteignent chez Kaufmann de rares degrés de perfection: le ténor ne force jamais le ton, ne recherche pas les effets faciles, mais travaille tout en subtilité avec autant d'aisance que d'élégance. L'air de Faust de la Damnation de Berlioz est chanté de manière intime, le chanteur module un chant intériorisé qui exprime avec subtilité les qualités du silence où vient s'épanouir le bonheur retrouvé. Ces mêmes qualités se retrouvent par exemple au final de l'air de Don José dans lequel le derniers vers est exprimé comme l'énoncé d'un poème qui magnifie la profondeur et la tendresse.

Bertrand de Billy, Ludovic Tézier et Jonas Kaufmann
Crédit photographique: Bayerische Staatsoper (via son facebook)

Le duo de Rodrigue et de Don Carlos est plus déchirant, et travaillé plus en force avec un Ludovic Tézier puissant, magistral et suprême dans la profondeur de l'interprétation psychologique de Don Carlos, qui fait vibrer le public, tant on sent la passion de Tézier pour Verdi.  Bien plus faible est le duo Manon Des Grieux, auquel Diana Damrau, souffrante, a dû renoncer pour être remplacée au pied levé par la soprano albanaise Ermonela Jaho, qui, si elle a la puissance et la force d'expression dramatique (voir la photo), ne parvient pas à déployer les variations de l'expression émotionnelle. Ermonela Jaho, qui répète  actuellement à Munich le rôle de Suor Angelica pour lequel elle est très attendue, n'a peut-être  pu bénéficier de répétitions suffisantes.

Jonas Kaufmann fait un triomphe avec applaudissements et trépignations. Il donnera trois bis: Massenet encore avec le rêve de Des Grieux et Pourquoi me réveiller de Werther, puis, clin d'oeil appuyé et amusé à la période, un Minuit Chrétiens chanté en français, puis en allemand et à trois voix.






Richard Wagner et la vivisection, une caricature du Kikeriki

Les prises de position de Richard Wagner contre la vivisection sont bien connues, surtout par Lettre ouverte à M. Ernst von Weber, auteur de "Les chambres de torture de la science", que les Bayreuther Blätter de 1879 avaient publiée et dont on doit une traduction en français à J.-G. Prod'homme (On la trouve en ligne en pdf téléchargeable sur ARSITRA.org.) La revue L'Antivivisection proposait dès 1908 un article de Prod'homme intitulé Richard Wagner antivivisectionniste dans lequel il proposait sa traduction.

L'antivivisectionnisme wagnérien était connu dans les pays germanophones bien avant cela, on en parla aussitôt la lettre publiée en 1879. Preuve en est cette caricature du journal satirique autrichien Kikeriki, du 9 novembre 1879, que John Grand-Carteret  reproduisait en page 168 de son  Richard Wagner en caricatures : 130 reproductions de caricatures françaises, allemandes, anglaises, italiennes, portraits, autographes (lettre et musique), en en donnant une traduction et en l'agrémentant de textes que nous reproduisons ici.

in Kikeriki, Vienne, le 9 novembre 1879
Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Le texte allemand

Richard Wagner und die Vivisection

Nicht durch thierfreundliche Broschüren, sondern auf andere Art könnte der grosse Meister segenbringend gegen jene Thierschinderei wirken ; er braucht nämlich bloß vor den Vivisektionslokalen einige seiner Opernnummern aufzuführen und die Vivisektions-Studien werden sogleich beendet sein.

...et sa traduction

Richard Wagner et la vivisection 


Non point avec des brochures en faveur des animaux, mais bien tout autrement, le grand Maître pourrait prêter son précieux concours contre les vexations que l'on fait subir aux bêtes ; il lui suffirait notamment d'exécuter devant les salles affectées à là vivisection quelques-uns de ses morceaux d'opéras, et les études vivisectionnelles seraient tout aussitôt abandonnées.


Caricature publiée à propos de la brochure que Wagner venait de faire paraître contre la vivisection , ainsi que le rappelle le dialogue suivant, entre deux anti-wagnériens, également emprunté au Kikeriki :

-Un homme inouï, ce Wagner. Je suis absolument sous le charme de sa personne.
-Tiens ! Que signifie pareil changement.
-Pour me demander cela vous ne connaissez certainement pas sa nouvelle oeuvre.
-Quoi ! Elle serait sans dissonances !
-Rien que des cris qui partent du coeur!
-De Richard Wagner! Cela n'est pas croyable! Et comment est intitulé cet opéra?
-Ce n'est pas un opéra, mais bien une brochure qui parle de la vivisection.