mercredi 21 février 2018

Joseph Hartmann Stunz: Wiegenlied aus Veranlassung der Geburt des Erbprinzen Ludwig von Bayern

Berceuse composée par Joseph Hartmann Stunz à l'occasion
de la naissance du prince héritier Louis de Bavière le 25 août 1845.
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)



[DE] Joseph Hartmann Stuntz (* 23. Juli 1792 in Arlesheim bei Basel; † 18. Juni 1859 in München) war ein Schweizer Komponist, Chorleiter und Kapellmeister.

Stuntz, der 1808 zur Münchner Hofkapelle kam, vervollständigte seine musikalische Ausbildung u.a. von 1813 bis 1816 bei Antonio Salieri in Wien. Von 1816 bis 1818 war er Kapellmeister der italienischen Oper in München, 1824 wurde er Hofoperndirektor und 1825 erster Hofkapellmeister. Er machte sich vor allem als Komponist von Vokalmusik einen Namen: Neben Opern, zahlreichen Liedern und Chören schrieb er vor allem kirchliche Werke und Festmusiken zu den verschiedensten feierlichen Anlässen des Hofes.

Seine Opern hatten – im Gegensatz zu seinen damals beliebten Liedern – nur mäßigen Erfolg, einige Werke wurden im Teatro alla Scala in Mailand uraufgeführt, so La Rappresaglia (1819) und Elvira e Lucindo (1821). Er bearbeitete auch Mozarts Oper La clemenza di Tito und führte diese unter dem Titel Garibaldi, der Agilolfinger im Jahre 1824 auf.

In München erinnert an ihn die Stuntzstraße. (Quelle: Wikipedia)

[FR] Joseph Hartmann Stuntz (Arlesheim, Suisse, 23 juillet 1793 - Munich, Allemagne, 18 juin 1859) est un compositeur suisse.

Il fit ses études dans la capitale bavaroise. En 1819 il se rendit à Milan, où il donna avec succès l'opéra La Rapperesaglia. L'année suivante, il donna son opéra Constantino au théâtre de La Fenice à Venise, qu'il fit ensuite représenter dans d'autres villes d'Italie et d'Allemagne. Il composa ensuite Elvira e Lucindo (Milan, 1821) et Argene e Almira (Turin, 1822). Appelé peu de temps après à Munich, il accepta la place du chef de chœur du théâtre de la ville. En 1826 il devint maître de chapelle du roi, une position qu'il occupa jusqu'à sa mort.

Il a également écrit de nombreuses messes solennelles avec orchestre, un Stabat Mater, des choeurs, des symphonies, de la musique de chambre et d'autres œuvres.



Pierrefonds, un modèle pour Neuschwanstein (2)



Estampe représentant Pierrefonds au XVe siècle
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La vie ardente de Wagner, un livre de Louis Barthou. A lire en ligne.



Dans les années 1920, Louis Barthou publiait un petit livre, La vie ardente de Wagner, que l'on trouve aussi sous le titre La vie amoureuse de Wagner. Le Figaro en publait une critique dans son Supplément littéraire du dimanche 4 juillet 1925.

Le Carnet du Bouquiniste

La vie amoureuse de Richard Wagner par Louis Barthou, de l'Académie française - Ernest Flammarion, éditeur. 

Comme il nous change, ce petit livre, de tant de biographies sèches et glacées, dont on n. saurait nier généralement ni la documentation précise et solide, ni l'intelligence, ni même la finesse et la profondeur d'analyse, mais qui font songer trop souvent à cette jument de Roland qui, elle aussi, avait toutes les qualités, sauf qu'elle était morte. Animé d'une vie intense, captivant, empoignant, le récit de M. Louis Barthou ressuscite non seulement la physionomie de Richard Wagner et de celles qu'il a aimées, mais il nous restitue avec une admirable puissance d'évocation l'atmosphère de fièvres et d'orages où s'est débattu, jusqu'au seuil de la vieillesse, le génie passionné du grand musicien.

Richard Wagner a en effet puisé dans l'amour ses plus belles inspirations et l'histoire de son existence si tourmentée, comme celle de son œuvre prodigieuse, sont inséparables de celle de son cœur. Trois femmes surtout y ont régné, de sorte que « Sa vie amoureuse, prise dans son ensemble, apparaît comme une trilogie dont Minna, Mathilde et Cosima sont les principaux personnages ».

C'est au Théâtre de Magdebourg dont il venait d'être nommé chef d'orchestre, que Wagner rencontra pour la première fois, en 1834, Minna Planer. Elle tenait l'emploi de première amoureuse et était âgée de vingt-cinq ans Wagner n'en avait que vingt et un. Ni l'un ni l'autre, n'étaient des ingénus: Wagner avait passé sa prime jeunesse dans la dissipation; Minna, fille d'un mécanicien avait été séduite à seize ans et était mère d'une fillette qu'elle faisait passer pour sa soeur. Mais tandis que sort passé la mettait en garde contre les entreprises des galants, Wagner continuait d'aspirer éperdument à l'amour. Il s'acharna à la conquête de Minna et l'épousa le 24 novembre 1836. « Jaloux et irascible, écrit M. Louis Barthou, pauvre et somptueux, sûr de sa force et rebuté dans ses entreprisses, il apportait en dot à sa femme du génie, un mauvais caractère et des dettes. » Minna non plus n'était pas sans défaut: maladroite et bornée, elle avait plus de vertus ménagères que de simple vertu, plus de sens pratique que de véritable intelligence. Elle se laissa enlever par Dietrich et Wagner pardonna; elle s'enfuit de nouveau avec cet amant et lorsque Dietrich l'abandonna, le mari trompé pardonna encore. C'est que Wagner cherchait la paix du foyer et sa femme coupable avait de l'ordre, il cherchait la paix du cœur et l'exigeante et tracassière Minna n'était incapable ni d'affection, ni de dévouement.

Ensuite, la vie artistique de Wagner, pendant la période agitée et féconde qu'il passa à Dresde domina sa vie conjugale. Rienzi (20 octobre 1842), le Vaisseau fantôme (2 janvier 1843) et Tannhäuser (19 octobre 1845), sont les glorieuses étapes de cette marche ascendante.

En 1849, Wagner est mêlé au mouvement révolutionnaire et il part pour un exil de treize ans. Il vient à Paris en 1850 et c'est pendant ce séjour que s'ébauchent ses éphémères amours avec l'américaine Jessie Laussot.

Il devait les oublier bientôt, car il allait faire connaissance à la fin de 1851, à Zurich, avec le ménage Wesendonck, entrer dans son intimité, associer sa propre existence à celle de ses amis. Il allait surtout concevoir l'amour le plus ardent de sa vie, s'éprendre de Mathilde qui fut l'inspiratrice de Tristan, ce chef-d'œuvre surhumain. M. Louis Barthou nous conte les péripéties de ce roman pathétique, l'achat de l'Asile sur la Colline Verte, l'installation de Wagner, ses relations du voisinage avec les Wesendonck, puis la séparation et le départ pour Venise. Il ne nous dit pas précisément si Mathilde a été la maîtresse de Wagner, mais il semble, à lire l'admirable correspondance du génial musicien que peu de doute puisse encore subsister à cet égard.

Les années, cependant, continuent de se dérouler, et l'œuvre de Wagner à grandir. Il achève Tristan à Lucerne, demeure à Paris de septembre 1853 à août 1861. Il écrit les Maîtres chanteurs et va habiter à Biebrich, près de Mayence, en février 1882.  Minna reparaît et les querelles, reprennent. Wagner se console auprès de Mathilde Mayer en un « Idylle domestique », puis auprès d'une actrice du théâtre de Francfort Frederik Meyer.

En 1863, au retour d'un voyage en Russie, il s'établit à Penzing, tout près de Vienne il est seul, accablé de dettes. En mars 1864, il paraît perdu.

C'est alors qu'il est sauvé par un prince de dix-huit ans, Louis II de Bavière. Le jeune roi, admirateur fervent de son œuvre, lui achète une maison près de son château de Berg. Wagner possède enfin le cadre somptueux qu'il a toujours rêvé. Mais son cœur est inassouvi et an troisième et dernier amour y naît. Wagner s'éprend de Cosima de Bulow, la femme de son disciple le plus affectionné, la fille naturelle de Liszt, son fidèle ami, et de la comtesse d'Agoult.

« Mathilde Wesendonck, note M. Barthou, avait été une inspiratrice Cosima était une dominatrice. Pour inspirer Tristan, il fallait une femme de cœur pour encourager la formidable entreprise des Niepelungen, M fallait une femme de tête. » Cosima a été cette femme-là. Elle eût sacrifié sa vie au maître et abandonna tout pour lui. Après la mort de Minna, tous deux s'installent à Tribschen, près de Lucerne, dans ce séjour que Nietzsche a nommé l'Ile des Bienheureux. Cosima obtient ensuite le divorce et elle épouse Wagner le 25 août 1870. Quand le compositeur se fixera à Bayreuth, le 22 avril 1872, il aura achevé Siegfried et le premier acte du Crépuscule.

Jusqu'à la mort de Wagner, Cosima restera la maîtresse de son cœur et la prêtresse de son art. La représentation de Parsifal, en 1882, sera sa récompense, et lorsque son Dieu mourra auprès d'elle, à Venise, en 1883, elle saura comprendre tout son devoir. « La fille de Liszt, écrit en terminant M. Louis Barthou, a, depuis plus de quarante ans, porté le deuil de Richard Wagner avec la dignité agissante qui convenait à un grand  génie, à une grande oeuvre et à un grand amour. »

Pour lire ce livre gratuitement  en ligne, cliquer ici (Gallica/BNF)

Louis Barthou

Jean Louis Barthou dit Louis Barthou, né le 25 août 1862 à Oloron-Sainte-Marie (Basses-Pyrénées) et mort par arme à feu le 9 octobre 1934 à Marseille, fut journaliste, avocat,  homme politique, écrivain et académicien français. Républicain modéré il essaya de reconstituer des alliances contre le péril nazi. Ecrivain et historien, on trouve parmi ses ouvrages deux livres consacrés à Wagner, le livre sous rubrique publié en 1925 et l'année précédente Wagner et le recul du temps.


mardi 20 février 2018

lundi 19 février 2018

Grandes expositions: Les univers de Faust. Le drame de Goethe sur scène, au Deutsches Theatermuseum de Munich

Crédit photographique ©Oda Sternberg

2.3. – 2.9.2018 

Qui – où – quoi – ce sont les trois questions fondamentales que l’on doit se poser quand on veut mettre en scène le Faust de Goethe. 

Qui joue les rôles principaux Faust – Méphistophélès – Marguerite ? Et la troupe en place est-elle assez grande et variée pour incarner tous les autres rôles ? Où, à quels endroits se déroule le drame? 

Ce qui est frappant dans le Faust de Goethe, ce sont les changements de lieu rapides, comme par exemple Ciel – Cabinet d’étude étroit – Paysage dégagé devant la porte de la ville… Comment cela pourra-t-il être réalisé sur scène? Les réponses des créateurs de théâtre s’alignent parfois sur l’évolution technique, mais elles sont surtout également liées aux mouvements esthétiques, à l’imagination et l’idéologie de metteurs en scène et leurs scénographes. 

Qu’est-ce qu’on joue? C’est également une question fondamentale – même en rapport avec ce texte iconique de Goethe. 

Portraits de rôles, enregistrements historiques et conceptions d’espace pourront être appréciés dans un parcours présentant de nombreux modèles originaux. Des scripts et bien d’autres choses illustrent la diversité des réponses créatives qui ont été trouvées au cours de l’histoire des mises en scène de cette pièce jusqu’à présent. 

Faites l’expérience des univers de Faust au Deutsches Theatermuseum.

Du 2 mars au 2 septembre 2018, tous les jours de 10 à 16H, sauf le lundi (fermeture hebdomadaire).

Au Deutsches Theatermuseum,
Galeriestr. 4a (Hofgartenarkaden),
80539 München

Source du texte: Deutsches Theatermuseum

dimanche 18 février 2018

Le mouchoir de Minna

 Christine Wilhelmine 'Minna' Planer
(1809 - 1866)
Au mois de mai 1914, plusieurs journaux français (L'Univers, La Lanterne, L'Indépendant de Mostaganem, Le XIXe Siècle, Les Annales politiques et littéraires, Le Rappel, Le Journal) ont rendu compte du résultat de la vente aux enchères d'un mouchoir ayant appartenu à Minna Planner, la première épouse de Richard Wagner:

"Un record

Le record de vente d'un simple objet de toilette appartient à un petit mouchoir de poche de Wagner qu'on vient d'adjuger, à Munich, au prix de 18.000 francs. Ce petit mouchoir — car il est tout petit — n'a pas de broderie, pas de dentelle; il n'a qu'un ourlet à jour très commun, mais il porte des vers imprimés sur sa trame et au-dessous on lit cette dédicace :

« Kœnigsberg, 14 novembre 1836. A Mlle Minna Planner [sic], en commémoration de son mariage avec le maître musicien Richard Wagner. »

Il est probable qu'à cette époque, le grand musicien aurait cédé toute sa garde-robe et même toute sa musique pour cette somme énorme."

Note

Je suis tombé sur cette anecdote en introduisant "Minna Planner" dans le moteur de recherche de Gallica (BNF). Le résultat de la recherche a donné 17 résultats, dont 7 concernent la vente du mouchoir de Minna.

A noter cependant que l'introduction "Minna Wagner" donne quant à elle 35 résultats, et celle de "Minna Planer" en donne 57. Aucun de ces 92 résultats ne concernent la vente du mouchoir. Est-ce donc le double "n" erroné dans le nom de la première épouse de Wagner qui est à pleurer? 

Promenade hivernale au château de Nymphenburg. 18 février 2018.